Agir contre la violence conjugale : un nouveau plan d'action assorti de 600 M$

Montréal, le 10 août 2018 – Le nouveau Plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale 2018-2023 a été lancé aujourd’hui par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Condition féminine, Mme Hélène David, et la ministre de la Justice et ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mme Stéphanie Vallée.

Pour l’occasion, les ministres étaient accompagnées de l’adjoint parlementaire du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport et de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Condition féminine, M. David Birnbaum.

Ce 4e plan d’action, depuis l’adoption de la Politique d’intervention en matière de violence conjugale en 1995, propose 56 nouveaux engagements visant à consolider et à bonifier l’action gouvernementale sur des enjeux jugés prioritaires ou émergents.

Au total, plus de 600 M$ seront investis par la vingtaine de ministères et organismes gouvernementaux qui se sont engagés à agir contre la violence conjugale ces cinq prochaines années. De cette somme, 86 M$ seront consacrés à  la mise en œuvre des 56 nouvelles actions et près de 520 M$ permettront la réalisation des actions récurrentes.

Le plan propose des actions concrètes en réponse aux principaux enjeux sur lesquels ont pu s’exprimer les représentantes et les représentants du milieu, dont les maisons d’hébergement, les organismes pour conjoints ayant des comportements violents et le milieu de la recherche lors des consultations tenues au printemps dernier.

Les objectifs du Plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale 2018-2023 visent notamment à :

  • renforcer le travail de prévention, d’information et de sensibilisation de la population;
  • appuyer et bonifier le travail de dépistage et l’intervention psychosociale;
  • améliorer les capacités d’intervention des milieux judiciaire, policier et correctionnel;
  • favoriser le développement des connaissances et le partage de l’expertise en matière de violence conjugale.

Citations :

« Une société qui se veut égalitaire comme la nôtre ne peut tolérer la persistance de la violence conjugale. L’élimination de cette problématique sociétale majeure repose d’abord et avant tout sur des rapports d’égalité entre les sexes. Au fil des dernières décennies, nous avons accompli des progrès notables dans notre lutte pour contrer la violence conjugale. Cette violence qui se caractérise par une dynamique de contrôle et de domination doit continuer à faire l’objet d’interventions ciblées de la part du gouvernement. Le plan d’action gouvernemental que nous lançons aujourd’hui propose des solutions concrètes aux enjeux qui ont été soulevés dans les mémoires reçus et lors des diverses rencontres de consultation tenues auprès de nos partenaires des milieux publics, parapublics et communautaires. »

Hélène David, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Condition féminine

« La mobilisation des intervenants et des intervenantes du milieu judiciaire et communautaire, qui s’exprime à travers la série de mesures et d’actions structurantes insérées dans ce plan, favorisera une prise en charge plus efficiente des besoins des personnes victimes de violence conjugale dans le système judiciaire québécois. Nous serons collectivement mieux outillés pour soutenir les personnes victimes et pour lutter contre la violence conjugale au Québec, qui, rappelons-le, constitue un acte criminel qui doit d’être dénoncé. »

Stéphanie Vallée, ministre de la Justice et procureure générale du Québec

Faits saillants :

Le Plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale prévoit notamment favoriser un traitement judiciaire prioritaire des dossiers en violence conjugale. Il rendra aussi disponible un soutien pour les organismes qui interviennent en violence conjugale, notamment les maisons d’hébergement, souhaitant adapter leurs services aux réalités de plus en plus complexes des personnes  requérant leurs services, et ce, y compris en régions éloignées.

En matière de sensibilisation, les jeunes et les hommes font notamment partie des publics qu’il est question d’interpeller plus directement. D’autres actions du plan d’action s’adresseront quant à elles spécifiquement à des groupes de la population vivant dans des contextes de vulnérabilité par rapport à la violence conjugale, par exemple les personnes aînées, les personnes handicapées, celles issues des communautés LGBT et les jeunes.

Un certain nombre d’interventions gouvernementales tiendront également compte des réalités vécues par les personnes issues de l’immigration et des communautés ethnoculturelles.

Conformément aux orientations du Plan d’action gouvernemental pour le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuits 2017-2022, une démarche est également en cours de préparation en partenariat avec les Premières Nations et les Inuits. Elle permettra d’élaborer des réponses concrètes à la violence conjugale et familiale pour les nations autochtones.

Lien connexe :

Consultez le Plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale 2018-2023 sur le site Web du Secrétariat à la condition féminine.