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Sans stéréotypes

La réussite scolaire

Adhérer aux stéréotypes sexuels peut entraîner des conséquences sur la réussite scolaire des filles et des garçons.

Pourquoi? Des idées préfabriquées sur les compétences des filles et des garçons

À l'école, les différences de compétences et d'intérêts des filles et des garçons pour certaines matières semblent aller de soi : les filles excellent en français alors que les garçons brillent en mathématiques.

Tout porte à croire que c'est naturel. Or, cette division s'explique plutôt par les attentes spécifiques nourries à l'égard des filles et des garçons. De manière générale, nous nous attendrons à ce

  • qu'une fille soit meilleure qu'un garçon en français;
  • qu'un garçon soit meilleur qu'une fille en mathématiques.

Pourquoi est-ce ainsi? Parce que les stéréotypes qui veulent que les garçons soient supposément plus rationnels, cartésiens, donc plus doués que les filles en sciences, et que celles-ci soient plus émotives, plus créatives et donc supérieures aux garçons en arts ou en littérature, sont très persistants.

En vertu de ces croyances, les membres du personnel enseignant et les parents auront tendance à trouver plus « normal » qu'une fille éprouve des difficultés en mathématiques et la pousseront éventuellement à se diriger vers une carrière non scientifique. C'est la même chose pour les garçons avec la grammaire. Il ne faut toutefois pas négliger le manque de confiance en soi : le fait de penser que nous sommes « naturellement » moins aptes à faire quelque chose peut nous décourager de persévérer lorsque nous rencontrons des obstacles.

Saviez-vous que?

Les stéréotypes sexuels représentent un obstacle à la réussite scolaire des filles et des garçons. Plus l'adhésion à ces stéréotypes est grande, moins les résultats scolaires sont bons.

Des conséquences sur l'estime de soi et la confiance

Affirmer que « les filles sont moins douées pour les maths » nuit à l'approfondissement de leurs compétences et de leur intérêt pour cette matière.

En acquérant des compétences différentes en fonction de leur sexe, les filles et les garçons présentent des difficultés distinctes sur le plan scolaire. Contrairement à ce que plusieurs personnes croient, ces différences entre les difficultés vécues par les filles et les garçons n'ont rien de biologique ou de « naturel ». Elles viennent simplement d'une intégration des stéréotypes sexuels.

Plusieurs garçons ont plus de problèmes en français puisqu'ils considèrent que cette matière est « une affaire de filles ». Il devient donc essentiel de valoriser chez ceux-ci l'apprentissage du français et de la lecture. De leur côté, les filles se font plus souvent dire qu'elles n'ont pas les dispositions naturelles pour les mathématiques. Elles éprouvent alors un sentiment moindre de compétence et une plus forte anxiété à l'égard de cette matière que les garçons. Ainsi, il est recommandé d'encourager plus fortement les filles dans ce domaine.

En donnant accès aux enfants et aux adolescents à divers modèles professionnels, on leur permet de se projeter dans des métiers et [des] professions variés, de croire que tout est possible et accessible, tout en respectant bien entendu les intérêts et compétences individuels, mais en les diversifiant également.
- TCLCF, Trousse Égalité : zéro cliché!

Ceci étant dit, il est important de personnaliser l'approche ou le mode d'éducation selon la personnalité des jeunes, leurs forces et leurs ressources personnelles. Il faut valoriser filles et garçons dans les matières où elles et ils possèdent des dons, sans laisser les stéréotypes sexuels les limiter ou guider leurs choix.

La confiance des enfants et des jeunes en leurs capacités est un enjeu déterminant pour leur réussite scolaire. Les enfants et les jeunes ont effectivement tendance à montrer de l'intérêt pour des activités qu'elles et ils connaissent et vis-à-vis desquelles elles et ils ressentent un sentiment de compétence.

Effets du décrochage scolaire : pas pareil chez les filles et les garçons

Saviez-vous que?

La vie des décrocheuses est plus fortement marquée par les rôles traditionnels, tant dans la vie familiale que sur le marché du travail : les décrocheuses sont pour la plupart sans emploi ou occupent davantage des emplois à prédominance féminine qui demandent souvent un moins haut degré de qualification et sont moins bien rémunérés. Les décrocheuses occupent souvent des emplois de service, tandis que les décrocheurs travaillent souvent dans le secteur de la fabrication, dans lequel les salaires sont plus élevés.

Réseau réussite Montréal (2016), guide Persévérer dans l’égalité, p. 10

En 2012, au Québec, 41,2 % des femmes qui n’ont pas terminé leurs études secondaires touchent un revenu d’emploi inférieur à 20 000 $, alors qu’elles travaillent à temps plein toute l’année (c’est le cas de 24,9 % des hommes).

Source : Conseil du statut de la femme, Portrait des Québécoises en 8 temps, 2015.

Saviez-vous que?

Le site gouvernemental Tout pour réussir, traitant de réussite scolaire et professionnelle, a été mis sur pied pour soutenir toutes les personnes entourant la vie des enfants et des jeunes.

En savoir plus

Que pouvons-nous faire?

Soyez à l'écoute, intéressez-vous à ce que les filles et les garçons ont à dire. Laissez-les vous parler de leurs expériences, de leurs intérêts, de leurs succès et de leurs échecs.

Date de mise à jour : 06 juillet 2017

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